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SUIVI HISTORIQUE

Les Manjaks et l'héritage historique

Si l’Europe n’a pas réussi à développer l’Afrique depuis plus de cinq cents ans, c’est peut-être parce que ce qui intéresse l’Afrique ne l’intéresse pas. Ce qui est naturel, aussi naturel que de vouloir compter sur soi-même. Ce qui suppose la conscience de soi, l’estime de soi et la confiance en soi.
Nous sommes des êtres différents. Nous avions notre vision du monde. Nous avions une logique sociale. Nous avions des institutions. Nous avions une structure sociale. Nous avions des mécanismes de fonctionnement. Et nous avions une dynamique interne. Nous constituons un Peuple souverain. Nous avions un territoire. Nous avions une Constitution. Nous avions un Etat. Nous avions une Académie.

Nous avions un Droit. Nous avions une Justice garantie par un Ordre sociale pour suivre les affaires de la société civile. Nous avions des gouvernements qui de stratégie en stratégie avaient fini par produire un Système administratif digne des plus grandes civilisations au Monde.

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Les Manjaks et l'actualité mondiale

26 Décembre 2016 à Paris 11 : 1° Conférence des Anciens sur le Thème :
« Approche parallèle entre l’éducation traditionnelle et moderne »

Il y a, dans notre Communauté, de moins en moins d’anciens du monde traditionnel, alors que nous avons l’obligation d’apprendre à nos enfants leur langue, leur culture et leur civilisation.
« Nous devons apprendre aux générations futures ce qu’ils sont, d’où ils viennent, les valeurs qui ont guidé notre société depuis la nuit des temps ; considérant que nous devons les initier à nos philosophies, sans arrogance, sans vanité, juste en restant, sans relâche, sur notre ligne historique.

 

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Les Manjaks et les défits historiques

EXPOSE INTRODUCTIF DE SECKOU NDIAYE, A LA CONFERENCE D’ERPCM DU 03 JUILLET 2004 A PARIS, SUR LE THEME « CODIFICATION DES LANGUES ET INTEGRATION AFRICAINES : LE CAS DU SENEGAL.

« La langue est le contenant et le contenu culturel, la boîte noire de la civilisation d’un peuple. « Tant qu’un peuple n’a pas perdu sa langue, il peut encore espérer », disait un esprit éclairé. « La plénitude culturelle ne peut que rendre un peuple plus apte à contribuer au progrès général de l’Humanité et à se rapprocher des autres peuples en connaissance de causes », disait Cheikh Antat Diop. A chaque fois qu’il se heurte aux critiques des penseurs occidentaux, Senghor n’hésite pas à dire : « J’écris d’abord pour mon peuple, et il s’agit moins de comprendre le réel que le sous-réel et le surréel ». Quant à Césaire, il dit et précise à ses frères Noirs : « Ce qu’il nous faut, c’est une société riche de la puissance productrice moderne, et chaude de la fraternité antique ». La question qui s’impose est : Quel est, dans le cadre de la Renaissance africaine, le rapport entre Senghor, Césaire et Cheikh Anta Diop ?

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